Merde, lui, c'est pas le genre à décliner à la première absence. Et pourtant Monsieur
roots in the green déprime. Monsieur
rien à faire ou presque n'a pas pas le teint frais. Petite mine. Les bras qui traînent. Bon. Moi qui croyais que mon amour immodéré des grands espaces sauvages, des forces telluriques, des arbres en contre-jour et de l'océan lui suffirait. Faux. Bim. Et oui. Pas facile les êtres qui ne parlent pas. Pas simple le silence avec ceux que la psycho-psychana-psychiatrie ne concerne pas. Ceux qui ne parlent pas, ne pleurent pas, n'écrivent pas, ne dansent pas, ne se plaignent pas. Ceux qui n'ont pas de subconscient à se faire fouiller. Encore que. On ne sait pas tout. Et même parfois on ne sait rien. Alors peut-être juste laisser faire le décor, la contigüité des petites choses qu'on voit pas, l'angle du regard, le hasard si ça se trouve.
21 août. J'ai fait le grand ménage de printemps, j'ai déposé pas mal de choses à la déchetterie, débarrassé le plancher. J'ai ouvert la fenêtre côté sud-sud-est, c'est-à-dire côté soleil du matin.
Depuis on dirait qu'il va mieux. Depuis on dirait que je vais mieux.
Demain j'ai 40 ans, c'est la première et la dernière fois
et Monsieur Yucca n'a pas dit son dernier mot.