Le lac est
dégueulasse en fin de saison. La plage est artificielle forcément.
Le maître nageur sauveteur n’est pas à son poste. C’est pas
Hossegor non plus. Des types transportent un vieux canapé ikéa. Et
des odeurs de pique-nique comme j’aime pas.
Et ça commande des
barquettes de frites. Et ça bouffe tout ça sur l’herbe cramée.
L’air devient gras aussi. Mon fils veut savoir tout de suite
comment survivre sur une île déserte. Des boulistes s’insultent pour
de vrai ou pour de faux.
Papa passe sans nous
regarder. Il rejoint maman derrière des arbres où y a personne. Des
garçons au bout de la plage lancent des filles dans l’eau. Elles
hurlent. Se débattent. Se cambrent. En veulent encore. C’est
normal.
Damien regarde ça
de loin. Et aussi les seins d’une maman qui a enlevé le haut. Sa cage
thoracique à lui est étroite. Il reste assis sur ma serviette.
Pourtant on se connaît pas.
Le lac est
dégueulasse en fin de saison. La plage est artificielle forcément. Au secours.
Le maître nageur sauveteur n’est pas à son poste. C’est pas
Hossegor. Non.
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